L’ART BRUT

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Vie de la Collection


"Holocauste" de Pascal Verbena: importante donation à la Collection de l'Art Brut.

03.12.2012
La Collection de l’Art Brut a reçu en donation Holocauste, une œuvre majeure de l’artiste autodidacte français, Pascal Verbena (Marseille, 1941). Elle a été créée en hommage à son grand-père, déporté dans un camp à Fréjus (France), et à toutes les victimes de l’Holocauste. A découvrir à la Collection de l'Art Brut dès le 22 novembre 2012 en même temps que des œuvres de Rosemarie Koczÿ et Michel Nedjar sur le même thème.

Ce retable monumental, de plus de 4 mètres de long, est la plus grande œuvre réalisée par cet auteur, employé de poste, marin de formation, graveur et sculpteur. Il appartient à la série des habitacles : des sculptures assemblages de bois flottés, dotées de multiples tiroirs et cachettes. Ceux d’Holocauste contiennent de la terre de cimetière et des photographies d’humains supposés disparus. Holocauste, terminée en 1988, a été exposée une fois au public et se trouvait dans un appartement de New-York jusqu’à ce jour.

Dès novembre 2012, la Collection de l’Art Brut présente un nouvel accrochage de sa collection permanente:

dans la salle blanche du 1er étage, le musée présente un accrochage sur la thématique de l'Holocauste, avec au centre l'œuvre de Pascal Verbena (Neuve Invention) et de part et d'autres des travaux de Rosemarie Kocsy  (Neuve Invention) et de Michel Nedjar.


Les dessins à l’encre de Chine de Rosemarie Koczÿ appartiennent à la série intitulée Je vous tisse un linceul, en référence au rituel de l’enterrement juif. Avec ses dessins qu’elle a donnés par dizaine à la Collection de l’Art Brut en les envoyant dans des enveloppes postées depuis les États-Unis où elle résidait, elle rend à ceux qu’elle a vu mourir dans les camps un enterrement digne et respectueux. Elle est aussi l’auteur de bas-reliefs en bois.

Pour accompagner ces travaux, la Collection de l’Art Brut présente des œuvres de Michel Nedjar. Lors de la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de sa famille est victime de l’oppression nazie et ce n’est qu’en 1960 qu’il prend conscience des événements qui ont ravagé les siens.  Michel Nedjar commence a réaliser des œuvres  avec des chiffons glanés dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, avant de confectionner des poupées teintes qui ressemblent davantage à des gargouilles ou des totems terrifiants. Plus tard, il se lance aussi dans le dessin en récupérant des supports dans les marchés aux Puces notamment.

Légende de l'illustration:

Pascal Verbena

L’Holocauste, s.d.

assemblage de bois et de matériaux divers

200 x 400 cm

Photo : © B.M.Caramante.

Collection de l’Art Brut, Lausanne