Séminaire "De la trinité en déroute au sinthome"

19.11.2016 - recherche

Séminaire animé par Lise Maurer

Carine Fol directrice artistique à la Centrale for contemporany art à Bruxelles présente son livre :
De l'art des fous à l'art sans marges

Samedi 19 novembre  2016                                                                                                                                             
De 14 heures à 16 heures 30
Institut Protestant de Théologie
83 Boulevard Arago – 75014 PARIS
Participation aux frais sur place 9 euros     

G.R.E.C
Groupe de Recherche et d’Etudes Cliniques    
Secrétariat, tel : 01.46.27.85.68 à Asnières  

« Ce livre retrace, dans une perspective historique critique, un siècle d’évolution spectaculaire du regard et de l’appréciation d’œuvres de créateurs autodidactes, qui ne s’autoproclament pas toujours artistes.
Le livre conjugue une approche d’historienne de l’art avec des observations empiriques faites dans le cadre de sa fonction de directrice du art & marges musée (anciennement Art en Marge), et de ses commissariats d’expositions au sein des circuits de l’art outsider et du mainstream. Tout au long de ce parcours, la flexibilité et la fragilité du champ de l’art outsider, et le pouvoir du regardeur lui sont apparus.
L’ouvrage se focalise sur le rôle de trois protagonistes emblématiques du champ de l’art asilaire, brut ou outsider : Hans Prinzhorn (1886-1933) : psychiatre-artiste ; Jean Dubuffet (1901-1985) : artiste-inventeur et collectionneur d’art brut ; Harald Szeemann (1933-2005): commissaire -artiste.
Trois acteurs majeurs, qui ont contribué à la théorisation et à l’évolution de l’appréciation et de la perception d’œuvres, trop souvent analysées à travers le spectre de la condition sociale marginale de l’auteur (maladie mentale, handicap, marginalité sociale).
Carine Fol aborde cette évolution qui soulève de nombreuses questions liées à la catégorisation sur base du statut de l’auteur, tout en nuance.
Peut-on comparer un artiste qui crée dans l’isolement total, sans intention de présenter sa création au public, à une personne malade ou handicapée mentale qui dessine, souvent sous l’emprise des médicaments, dans un atelier créatif ?
Doit-on analyser ces créations sous un angle différent ? Tout en n’occultant pas la condition de l’artiste, l’auteure défend avec conviction que ces œuvres doivent perdre leur statut marginal pour être considérées à l’égal de l’art moderne et contemporain.