Bruly Bouabré, Frédéric

Les hommes s’aiment
  • Les hommes s’aiment
  • Une divine peinture
  • L’art de l’observation sur arête de poisson figurant une faucille
  • Voitures, voitures partout
  • Le numéro 10 brésilien

Les hommes s’aiment

Fréderic Bruly Bouabré, "Les hommes s’aiment", 2005, Stylo à bille, mine de plomb et crayon de couleur, 20 x 13 cm, Photo : Atelier de numérisation ¬- Ville de Lausanne Collection de l’Art Brut, Lausanne

Auteurs

Bruly Bouabré, Frédéric, (1923-2014), Côte d’Ivoire

Biographie

Né à Zéprégüé, en Côte d’Ivoire, Frédéric Bruly Bouabré (1923-2014) est issu du peuple Bété, qui regroupe plusieurs ethnies du centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Il fréquente l’école française pendant neuf ans. Engagé dans la marine nationale d’Afrique occidentale française en tant que matelot, il débarque à Dakar en 1941. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il reste au Sénégal, travaillant comme commis jusqu’en 1957. Il retourne par la suite dans son pays d’origine où il est fonctionnaire, puis employé au musée d’Abidjan.


Le 11 mars 1948, alors qu’il se rend au travail, Frédéric Bruly Bouabré a une vision. Dès lors, il se donne la mission de consigner et transmettre les connaissances qui lui sont délivrées. Avec une volonté encyclopédiste, il entreprend de dessiner tous les signes qui l’entourent et qui, selon lui, sont révélateurs de savoir. Il utilise de petits cartons récupérés, où il trace des formes au stylo à bille noir ou bleu qu’il colorie au crayon. Chaque dessin est encadré d’une légende et surmonté d’un soleil, évocation de la vision à l’origine de sa vocation. Frédéric Bruly Bouabré déclare ne rien inventer, c’est pourquoi il parle de ses œuvres comme de «relevés».


Il est également l’auteur d’un alphabet « africain » composé de 401 pictogrammes représentant les syllabes phonétiques. Cet alphabet unique et « universel » constitue un inventaire des sons qui permettraient de retranscrire toutes les langues du monde.


Exposition (s) à la Collection Art Brut