Accrochage d’œuvres d'Henry Darger

03.07.2018 - vie

Accrochage dans la collection permanente du musée d’œuvres d’Henry Darger et de couvertures de livres aux dimensions gigantesques (3 m de long) exposées pour la première fois. 

La Collection de l’Art Brut présente durant l’été (du 17 juillet au 30 septembre) un accrochage d’une sélection d’œuvres d’Henry Darger qu’elle possède dans ses collections.

Seront exposés notamment de grands dessins aquarellés tirés de la saga d’Henry Darger intitulée « Dans les royaumes de l’irréel », des collages, ainsi que des séries de petits dessins sur les thèmes du drapeau, des soldats et des créatures imaginaires.

Parallèlement, plusieurs couvertures de livres réalisées par l’auteur, et conçues pour rassembler ses grands dessins, sont présentées pour la toute première fois au public.

Henry Darger est né à Chicago, aux Etats-Unis. En 1896, sa mère décède. Le garçon vit seul avec son père pendant une année. Il est ensuite placé dans un foyer, puis dans une institution pour handicapés mentaux à Lincoln, dont il s’enfuit à l’âge de dix-sept ans, après avoir appris le décès de son père. Il revient alors s’installer à Chicago où il loue une chambre, et est engagé comme plongeur et nettoyeur dans des hôpitaux de la ville, poste qu’il occupe jusqu’à sa retraite, en 1963.

A sa mort, son logeur, le photographe Nathan Lerner, découvre une autobiographie de deux mille pages, ainsi qu’une œuvre littéraire dactylographiée de plus de quinze mille pages intitulée In the Realms of the Unreal (« Dans les royaumes de l’irréel »). Elle est accompagnée de plusieurs centaines d’aquarelles de très grands formats. Ses compositions mettent en scène des héroïnes au sexe masculin, les sept « Vivian Girls ». Elles empruntent aux albums de coloriage, à la bande dessinée et à la littérature enfantine du début du siècle. Cet ouvrage colossal, qui l’a occupé pendant plus de soixante ans, relève de la technique du collage, du décalque et du dessin à l’aquarelle.