Boussion, Charles

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  • Couple impérial russe Tzar et Tzarine de jadis
  • Icône Bernadette
  • Fédor IIer Tzar de jadis
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  • La belle « Tamara Christania » Vierge Noire Icône revisitée
  • Icône revisitée...
  • Portrait de Charles Boussion

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Charles Boussion, sans titre, 2001, 69,8 x 49,6 cm, stylo feutre et correcteur blanc sur papier glacé, photo : Marie Humair, Atelier de numérisation – Ville de Lausanne, Collection de l’Art Brut, Lausanne

Auteurs

Boussion, Charles, (1925), France

Biographie

Charles Boussion dit « Cako », est né à Biarritz, en France. Son père dirige un journal et sa mère, femme au foyer, entretient une riche vie mondaine – elle devient marquise lors de son deuxième mariage avec un comte espagnol. Après le divorce de ses parents, il est confié à l’un de ses oncles alors qu’il n’a que cinq ans. Charles Boussion reste très marqué par cette séparation précoce et le déménagement à Montpellier, où son oncle possède une belle maison en centre-ville. Durant l’occupation allemande, le jeune homme est membre de la résistance. Il se lie au même moment aux « zazous » – jeunes adeptes de swing et de tenues excentriques – et devient un habitué des cabarets ; ses fréquentations lui valent d’être arrêté une nuit par la police de Vichy. Il se marie juste après la guerre, union qui donnera naissance à une fille, Marie-Hélène. Après des études de commerce, il devient représentant en parfumerie et sillonne durant près de trente ans la France continentale et la Corse. 

À l’âge de cinquante ans, il est fatigué par les longs trajets et l’éloignement de sa famille. Victime d’un accident, il cesse de travailler et sombre dans une profonde dépression. Il se met alors à dessiner avec un nécessaire de peinture offert par sa femme. L’univers pictural de Charles Boussion s’inspire de la tradition de l’icône dont il reprend certains codes iconographiques ; il décline des « vierges à l’enfant » sous les traits de son épouse ou de sa fille. Dans ses œuvres, l’auteur convoque également des souvenirs de voyages, des références à ses origines basques, ou crée des motifs abstraits foisonnants rappelant l’orfèvrerie mauresque et l’art de l’enluminure. Charles Boussion utilise différentes sortes de feutres, stylos et surligneurs, et photocopie fréquemment ses dessins qu’il retravaille dans un deuxième temps. 

Boutique

Exposition (s) à la Collection Art Brut