Burnat-Provins, Marguerite

Les êtres de l’abîme, Oram Caris Bluterba Sobra
  • Les êtres de l’abîme, Oram Caris Bluterba Sobra
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  • Frilute le peureux
  • La curiosité
  • Portrait de Marguerite Burnat-Provins

Les êtres de l’abîme, Oram Caris Bluterba Sobra

Marguerite Burnat-Provins, "Les êtres de l’abîme, Oram Caris Bluterba Sobra", 1921, aquarelle et mine de plomb sur carton, 42 x 45,5 cm, photo : Claude Bornand, Collection de l’Art Brut, Lausanne

Auteurs

Burnat-Provins, Marguerite, (1872 – 1952), Suisse

Biographie

Marguerite Burnat-Provins (1872 - 1952) est née en France, à Arras, dans le Pas-de-Calais. Elle est l’aînée de sept frères et sœurs au sein d’une famille aisée et cultivée. Encouragée par son père, l’enfant s’investit très tôt dans l’écriture et la peinture. En 1891, elle part à Paris suivre une formation artistique au sein d’institutions privées – l’École des beaux-arts étant encore fermée aux femmes. À l’âge de vingt-quatre ans, elle se marie avec Adolphe Burnat, un architecte suisse qu’elle rencontre à Paris. Le couple s’établit à Vevey, ville d’origine d’Adolphe. Dès 1898, sur les conseils de son ami, l'artiste Ernest Biéler, elle fait de nombreux séjours à Savièse, en Valais, pour peindre et écrire. Le soleil et le climat sec valaisans conviennent à sa santé fragile et favorisent le développement de son œuvre : Marguerite Burnat-Provins réalise peintures, broderies, affiches et poursuit plusieurs projets littéraires. 

En 1906, elle rencontre Paul de Kalbermatten, un jeune ingénieur valaisan avec qui elle entretient une liaison passionnée. Elle divorce finalement d’Adolphe Burnat en 1908 pour se remarier avec Paul. Le couple est installé à Bayonne lorsque la Première Guerre mondiale éclate ; Paul est mobilisé en Suisse et Marguerite reste en France. Pour l’auteure, le choc provoqué par le conflit est immense et donne naissance à une série d’œuvres picturales inédites, intitulée Ma ville. Exécutées sous dictée et sans volonté créatrice autonome alors qu’elle est en proie à des hallucinations, les compositions de Ma Ville sont peuplées de personnages imaginaires, parfois hybrides mi-humains, mi-animaux. En parallèle à la publication de nombreux livres, Marguerite Burnat-Provins poursuit cette création singulière jusqu’à son décès.

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